Le marché des transactions pharmaceutiques en 2021 : Evolution et perspectives post-covid

     

    Le nombre de cessions, principalement liées aux départs à la retraite, tend à s’accélérer en 2021 malgré les circonstances tout à fait inhabituelles de la crise sanitaire. Les montages associatifs et ventes de parts sociales, facilitées par le mode d’exploitation en SEL, poursuivent leur développement et rassurent, en pareille situation, les investisseurs et organismes de financement.

     

    Vers une diversification des modèles de transmission et d’exercice

          Ce regain d’activité reflète le maintien d’une fiabilité structurelle du marché des transactions pharmaceutiques en cette période d’incertitudes, dans un contexte de mutation progressive des modèles de transmission et modes d‘exercice, que ce soit sur la plan officinal, médical ou paramédical :

    • accélération du marché des transmissions de sociétés via des cessions de parts fluidifiées notamment par le biais des SPFPL
    • proportion majoritaire de cessions de fonds à des SEL notamment concernant les pharmacies exploitées en entreprise individuelle
    • tendance accrue, pour les pharmaciens souhaitant partir à la retraite, à conserver des participations tout en intégrant un jeune diplômé au sein d’une SEL
    • maintien voire hausse du prix de cession des pharmacies pour les tranches de CA de plus de 1200 à 1500 K€
    • demande soutenue pour les pharmacies de plus de 1800 K€
    • restructuration du maillage officinal et médical sur le territoire national dans le cadre de modèles économiques privilégiant l’exercice groupé et l’intérêt de la patientèle

    Cette tendance, sous influence d’une crise pandémique sans précédent, devrait tout autant maintenir son développement en sortie de crise.

          Prenons l’exemple des cessions de pharmacies comprenant l’intégration de primo-accédant(s) : elles permettent aux jeunes diplômés d’entreprendre, de monter progressivement au capital – y compris en période de crise - sans réelle nécessité d’apport en fonds propres. En contrepartie, les titulaires vendeurs sont davantage en mesure de valoriser leur fonds de commerce au juste prix. En tant que co-investisseurs, ils rassurent les futurs associés mais également l’ensemble des acteurs du marché. De surcroît bon nombre d’entre eux se projettent dans ces montages pour réduire leur temps de travail et conserver ensuite un statut d’investisseur retraité non exploitant.

          De même, les opérations visant à co-investir en se regroupant à plusieurs officines sur un même point de vente ou les cessions de pharmacies via des titulaires investisseurs financièrement crédibles cherchant à consolider leur positionnement sont des plus rassurantes en cette période d’incertitude.

     

    Des perspectives de normalisation du marché post-covid

          Ainsi, les solutions qui s’offrent aux pharmaciens en matière d’association et de co-investissement dans un contexte de regain d’attractivité des jeunes diplômés pour la filière officine prônent en faveur d’un maintien post-covid du niveau de l’offre et de la demande.
    Les avantages de tels montages sont nombreux, à savoir notamment :

    • pour le(s) futur(s) associés exploitant(s) : l’option d’exercice en réseau sur une même zone de chalandise, de co-exploitation au sein d’une même officine ou de co-développement par le biais de mini-réseaux ou de SEL croisées s’avère facilitatrice et bénéfique pour le marché lorsqu’il s’agit à la fois de réunir les fonds nécessaires au financement d’une opération d’acquisition et de mettre en commun des savoir-faire;
    • pour le cédant : l’incidence de tels montages, sur le plan des possibilités de valorisation de son outil de travail est non négligeable en particulier lorsque ce type de projet est susceptible de modifier en profondeur la typologie de sa pharmacie (passage d’un C.A. de 1 400 à 2 200 K€ lors d’un regroupement, transfert sur un lieu de passage plus accessible, etc.). Les possibilités de cession dans ces conditions s’en trouvent facilitées et vont bien au-delà de la valeur économique d’une officine et du marché traditionnel.

     

    Jean-Olivier DEFRANCE, pharmacien, dirigeant de CSO Santé®

    Achat – Vente de pharmacie. Bien vendre une pharmacie en pleine crise Covid, leurre ou réalité en 2022 ?

    A l’heure où la crise sanitaire semble s’installer durablement, de nombreux pharmaciens titulaires souhaitent vendre ou transmettre leur pharmacie, que ce soit pour partir à la retraite ou se réinstaller.

    Mais est-il vraiment possible de vendre une pharmacie dans de bonnes conditions en pareille situation ?
    En marge d’une conjoncture sanitaire plutôt rassurante pour officinaux, en terme de pérennité d'activité, l’impact d’une pandémie sur un projet de cession d’officine s’avère inévitable et doit être appréhendé à sa juste valeur (surcharge d’activité, absentéisme et problématique de recrutement, besoins en prise en charge de la patientèle, etc.).

    Les titulaires sur le départ doivent donc se montrer attentifs et prévoyants, en adoptant un « management de transition » leur permettant de « coller » au marché de l’offre et de la demande du moment, tout en intégrant l’appréhension de certains de leurs confrères face à cette crise Covid.

    Le marché des transactions pharmaceutiques privilégiant actuellement les transitions intergénérationnelles et l’exercice groupé, il s’agit de favoriser les modèles de transmission les plus attractifs sur le plan capitalistique, que ce soit pour les titulaires investisseurs ou les jeunes pharmaciens diplômés, à savoir notamment :
    • montages favorisant les primo-accédants sans apport
    • opérations de fermeture-indemnisation, de regroupement ou de transfert-regroupement de pharmacies
    • montages associatifs intégrant la montée dans le capital des associés entrants
    • déploiement de projets de santé groupés, d’effets leviers privilégiant l’installation de professionnels du monde médical ou paramédical

    Une stratégie de cession ou de transmission de pharmacie en période pandémique ne doit donc pas s’improviser mais s’anticiper.
    Une analyse prospective s’impose face aux nouveaux besoins en offre de soins de la patientèle.

    Pilotage Co-opt Santé®

    En constante recherche d’efficience opérationnelle, face à cette crise Covid, le pilotage Co-opt Santé® identifie pour chaque situation, les moyens techniques et modes d’organisation opérationnels à mettre en œuvre prioritairement.

    A titre d’exemple :

    • Analyse des facteurs d’attractivité intrinsèques d’une officine à la vente :
    - niveau de compétence et d’exigence dans la qualité des prestations, potentiel en diversification d’activité (vaccination, tests Covid, espace dédié à l’accueil et la circulation de la patientèle),
    - niveau de compétence et d’implication de l’équipe officinale face aux nouveaux enjeux et nouvelles charges de travail,
    - niveau de rentabilité (impact des nouvelles missions liées au Covid sur la marge et les différents paramètres de rentabilité)
    • Déclinaison des « effets leviers » permettant d’améliorer les conditions d’exercice et de prise en charge d’une patientèle en période pandémique (transfert-regroupement d’officine, etc.)
    • Identification des « points faibles » d’une officine à la vente (problématiques d’attractivité de l’offre de soins, d’environnement médical à l’avenir incertain, de positionnement et pérennité d’entreprise, etc.) et des stratégies de co-développement permettant d’y remédier (développement de projet de santé, installation de nouveaux médecins, etc.)

    Pour conclure

    Bien vendre une pharmacie en cette période de crise sanitaire prolongée n’est donc pas un leurre. Encore faut-il s’entourer des meilleurs experts, en optant pour un accompagnement à forte valeur ajoutée, véritablement à même d’optimiser et d’accélérer le processus de cession d’officine proprement dit.
    Fort d’une expérience de plus de 20 ans en transactions pharmaceutiques et d'une culture du résultat, le pilotage de transition développé par Co-opt Santé® offre une vision prospective fiable et structurée visant à optimiser les performances des officinaux lors des cessions en phase pandémique. 

     

    Jean-Olivier DEFRANCE, pharmacien, dirigeant et fondateur de Co-opt Santé®